dimanche 26 mars 2017

Fantôme (mot tiré au hasard parmi les mots proposés par les écrivants)




L'ectoplasme aux contours flous et mal définis que l'on nomme un fantôme, hante mon esprit et me communique des descriptions étranges, elles-mêmes fantomatiques , dans lesquelles je me perds avec une certaine délectation, Les fantômes sont en nous et existent au travers de notre nostalgie du passé et des revenants qui le peuplent. En définitive, le fantôme en question, dont je voulais vous entretenir, s'est noyé dans un descriptif verbeux et ne consent plus à en sortir sauf à force de concessions coûteuses et impossibles à satisfaire. Je pense que nous devrons , hélas, nous passer de sa collaboration, il s'est envolé sur un nuage cotonneux.

Gérard

Le printemps, la nature en éveil


Bon, je commence par quelque chose d'assez bateau comme par exemple un beau ciel bleu ( bleu azur) ; je le ponctue d'un beau cercle jaune vif bien régulier ,voilà le soleil, Ensuite, il y a le vert des feuilles qui s' éveillent de nouveau à la vie. Le marron du bois des arbres, la chaleur aussi, bien que les nuits soient encore fraîches. Dans tout cela je n'oublie pas le chant des oiseaux ; il y a des pigeons qui commencent à ébaucher les premières parades. C'est plein d'enfants partout qui salissent leurs chaussures sur les allées poussiéreuses d'un jardin public en soulevant des gerbes de poussière. Il fera beau aujourd'hui ; ainsi il sera agréable de faire quelques images ; de toute façon, je n'aurais pas pu concevoir un tel jour sans faire quelques photographies, Un genre de chasse aux couleurs ; et qu'on se méfie car je suis homme à conserver mes images car elles enrichissent mon univers personnel. Bref, le Jardin des Plantes a aujourd'hui une allure sympathique et surpeuplée qui lui donne un air gai et enjoué. Les prunus sont en fleurs, il en émane des tons roses ou bien violets s'opposant au vert des feuilles dans une opposition de couleurs renvoyées l'une à l'autre et s'harmonisant.


Gérard



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Le printemps, je n’ai rien à dire de lui mais je sais qu’il est arrivé ce matin par le train de 8h12.

Zazie


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Le printemps, le voilà enfin celui-là!
Après un hiver long et interminable,
Je profite à présent de chaque rayon de soleil
Bien décidée à savourer chaque rayon de lumière.
Le printemps s'est installé dans mon corps et dans ma tête
Du renouveau...enfin!
Avec des envies, des folies, de la vie!
Envie de croquer à pleines dents ce nouveau départ
Saisir cette opportunité de renaissance
Profiter pleinement des petits bonheurs du quotidien
Sans trop se soucier du lendemain.
La vie peut-être belle
Pour celui qui sait la regarder
Avec un regard toujours émerveillé ...
Vive la vie,
Vive le printemps!

Ziza

Rêvasser à une terrasse de café ...



En fait, ce n'était pas le sujet initial. Au départ, on avait choisi "Raconter son petit-déjeuner du jour". Et comme ce changement d'heure m'a perturbée (comme les nouveaux-nés ou les petits vieux!), je me suis réveillée en vrac ne sachant plus qu'elle était l'heure finalement! 
Çà m'a mis de mauvais poil. Quelle idée stupide (qui était la mienne, je dois l'avouer!) cette suggestion de sujet le jour où justement intervient le changement d'heure.
Vite un petit mail au reste de La tribu pour leur proposer un thème de remplacement plus adéquat à cette journée qui s’annonçait sous un soleil printanier : "rêvasser à une terrasse de café"...Exactement ce qu'on ne ferait pas en cette après-midi dominicale ensoleillée...alors que tous les parisiens vont se ruer sur les terrasses de café pour profiter de ce soleil et de cette lumière étourdissante ...et bien nous, nous serons enfermés au 1er étage du Falstaff à gribouiller notre page blanche. ..A rêvasser à nos idées de textes, de jeux de mots, à nos élaborations littéraires, à nos chutes ...donc oui, nous rêvasserons nous aussi au café, mais pas en terrasse!

Ziza



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Cela ne m'était pas arrivé depuis un bon moment ; en fait je m'étais arrêté à la terrasse d'un café un peu d'une manière accidentelle avec l'envie de ne penser à rien et avec pour seule activité que celle de regarder les passants sans penser à quelque chose de sérieux. Pas de lecture, pas de dessin, juste être là sans rien faire qu'à rêvasser, qu'à regarder, qu'à laisser passer le temps sans me préoccuper du monde qui continue de graviter autour de moi. Regarder passer les jolies touristes, les familles avec enfants, les gens seuls ou bien accompagnés, Bref, pour cela, la terrasse d'un café pouvait être le meilleur endroit possible, d'autant qu' à la vérité je n'étais pas très inspiré ce jour là. J'aime les couleurs que prennent les choses et les objets tout autour de moi, le rendu chromatique du lieu où j'évolue, tout cela formant un mélange subtil dont je me délecte. Cette non activité constitue alors un inappréciable instant de bonheur subtil ; je voudrais que le temps reste suspendu dans ce calme intemporel. Alors je puis en conclure qu'il est doux de ne rien faire lorsque tout s'agite autour de soi.

Gérard

dimanche 12 mars 2017

Raconter ce qu'on a vu, entendu ou ressenti en arrivant à la Bastille avant l'Atelier ...(ou phase d'échauffement du stylo)




Bruit, tumulte, chaleur, la foule, la Bastille serait prise une nouvelle fois ?
Au loin je découvre les mots cherchés FALSTAFF, des lettres rouges dansent sur leur panneau, on dirait le nom d’un artiste de cirque des années 50,  un clown, oui un clown dont la dernière représentation aurait lieu ce soir
Il se prépare déjà, se maquille avec soin, c’est la dernière fois qu’il fera crier et rire les enfants, de leur bonheur il tirait son énergie et une joie renouvelée chaque jour.
Ses yeux grimés sont humides, une larme glisse sur le blanc de sa joue…
-     « FALSTAFF, tu es prêt ? »
Il sursaute, se regarde sourire dans le miroir, …. «Que le spectacle commence ! »


Patricia

Partir ...(textes écrits à partir du visuel ci-dessous)





Commande refusée !
Voilà la sentence, rien ne marche en ce moment.
Marcher, bien sûr, c’était le thème demandé « illustrer un marcheur heureux ».
Vieillot !
Voilà la remarque.
Et le reste a fusé « on dirait Poil de carotte…. Tu l’as copié dans l’Almanach Vermot ton dessin ?... Hé, tu sais que le baluchon a été remplacé par le sac à dos ? »
« C’est quoi la barre au niveau de la tête ? Une toise ? La ligne d’horizon ? Le sien ne doit pas être très lointain ? »
Ils n’ont rien compris, je voulais l’image d’un jeune heureux, léger, débarrassé de sa tablette, de son IPAD, de son costume Nike, un jeune en changement de paradigme, qui part vers un avenir à inventer, sans obligation de croissance, de performance, à la rencontre de l’autre, des autres, le nez au vent, en liberté !


Patricia


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Partir ...
Envie de tout plaquer!
Quitter Paris
Quitter ma vie!
Prendre mon baluchon
Et partir vers un ailleurs
Pour une autre vie ...

Laisser ces rues de Paris toujours bondées
Abandonner le métro et ses visages gris
Quitter la routine du métro boulot dodo
Oublier mes collègues ronchonchons
Zapper ces trottoirs jonchés de mégots.

Partir ...oui ...
Mais pour aller où?
Pour faire quoi?
Pour quelle vie?
Et surtout pourquoi?

Le champ des possibles me donne le vertige
Quand tout s'ouvre, c'est assez flippant finalement!

Quand j'y réfléchi à deux fois
Elle me plait bien ma petite vie
Avec mon ado boutonneux que j'adore
Avec ce quartier de Jourdain à la Amélie Poulain
Avec mes amis de toujours
Avec ce boulot où je ne m'ennuie jamais
Avec ces rues parisiennes toujours animées
Avec ce métro et ses passagers toujours surprenants...

Alors oui, je veux bien partir
Mais pour revenir à ma vie
Avec juste un regard nouveau,
Avec un nouvel élan
Pour goûter ma vie à chaque instant
Car elle est bien ma vie, finalement!

Et je suis bien décidée à en savourer chaque moment!...

Ziza


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Partir tonne comme une sentence, telle l’épée de Damoclès qui se serait décrochée pour fendre en deux un quotidien. Un quotidien de jours désormais sans demain.
Partir donne à celui qui s’empare du verbe une aura de déserteur.

Partir c’est laisser l’ombre de l’absence s’agrandir sur ceux qui restent, c’est devenir ce nuage qui assombrit le matin, le midi et le soir de l’âme de celui qui demeure.

Zazie



Les mots des écrivants (chacun donne un mot et le groupe doit écrire un texte avec tous les mots proposés)



Poivre, étoiles, pirouette, amour, vermillon, bastille, sordide, pervers.


Il a tourné le moulin à poivre, les grains multicolores se sont déposés comme une myriade d’étoiles dans le saladier.
En une pirouette il s’est retourné vers elle, a déposé un baiser d’amour sur ses lèvres vermillon.
Peu importe l’endroit, à Châtelet ou à Bastille, que le lieu soit enchanteur ou sordide, qu’il soit fréquenté par des esthètes ou des pervers on peut s’adorer partout !

Patricia


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Sur sa table élimée, le poivre esseulé
Regarde par la grande baie vitrée
L'étoile perchée tout en haut dans le ciel
Qui exécute à l'envie et à merveilles
De jolies pirouettes d'amour
Colorées de vermillon et d'atours
A une heure tardive au-dessus de la Bastille
Qui d'un manteau sordide et pervers s'habille

Ziza


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Le poivre-haut en couleurs (blanc ou rouge c’est pareil) finira sa nuit parisienne dans un hôtel à une étoile, auprès d’une parisienne légère, à faire des pirouettes dans de beaux draps en appelant ça de l’amour. Plus tard, il finira de boire un petit canon vermillon en trinquant à l’honneur du pti bonhomme doré juché sur la colonne de la Bastille, le cul à l’air comme un sordide pervers

Zazie