dimanche 7 mai 2017

Le marc de café m'a dit ...



Le marc de café m'a dit qu'aujourd'hui les choses ne seraient pas telles que je croyais qu'elles étaient, c'est ça la surprise
Le marc de café m'a dit qu'il ne s'agissait pas d'un arabica pure Colombie ce qui diminue fortement du coup sa valeur marchande.
Le marc de café m'a dit: » Tu recevras au moins deux cent vingt cinq annonces de voyantes électroniques, à toi de te débrouiller pour faire le tri ».
Le marc de café m'a dit : « Tu n'as pas payé le loyer, tu vas voir ce qu'en pense le propriétaire et en plus tu t'es ramassé un PV car tu es mal garé ».
Le marc de café m'a dit : « Tu n'imagines tout de même pas qu'une divination dans cet espèce de sous produit pourrait te faire toucher du bout de la langue un fragment de vérité ; tu est vraiment naïf ou quoi ? ».
Le marc de café m'a dit qu'il faudrait le jeter à la poubelle, désormais, comme toi, il est vieux et ne sert plus à rien.
Le marc de café m'a dit : «  Fais gaffe, ta copine veut rompre avec toi, tu ne t'en doutes pas, hein ? ».


Le marc de café m'a dit:«  Je n'ai plus rien à te dire à présent. Fais un effort pour dire quelque chose à ton tour , c'est le moins que tu puisses faire ».

Gérard

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Le marc de café m'a dit...

Bein en fait, il ne m'a rien dit
Car moi je bois du thé
Du thé vert brûlant
Chaque matin au petit déjeuner
Et au fond de ma tasse de thé
J'essaie d'y voir le déroulé de ma journée
Sera-t-elle bonne
Ou bien pourrie
Cette journée sera-t-elle porteuse de ces petits riens
Qui illuminent toute une journée
Sans que l'on sache bien pourquoi
Comme ce petit dans sa poussette dans une rame bondée du métro
Qui te regarde de ses grands yeux noyés d'ardoise
Et qui te sourie avec ses deux uniques petites dents
Tu oublies le monde et ses tracas
Et tu lui réponds timidement au début
Puis chaleureusement au fil des stations qui défilent
Arrive ton changement de métro
Et tu emportes avec toi ce soleil d'enfant
Qui irradie ton trajet de métro ...
Dans ma tasse de thé
J'espère voir beaucoup d'autres de ces petits riens
Ces petits riens qui font toute la différence
Un regard
Une attention
Un geste
Une évidence
Des petits cadeaux de la vie
Que l'on déguste comme une sucrerie
Juste des petites choses de la vie ...

Ziza

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Le marc de café m’a dit : Déjà, tu devrais arrêter de boire du café. Ou alors prends du déca ; Tu te prépares un avenir à base de tachycardie, de problèmes cardiaques…A terme ce sera un malaise, le SAMU, l’hôpital. Alors ?
J’ai répondu : D’accord, d’accord, mais, dis-moi, tu ne vois pas autre chose ?
-       Bof, la routine. Une augmentation dans cinq ans, un déménagement dans dix…
-       Sympa, merci !
Ce marc était décidément mal luné : j’avais dû prendre un café ordinaire et non la marque dont je me régalais d’ordinaire. Il était amer, ce marc. Je lui ai dit :
-       J’ai connu des marcs qui prédisaient le succès, la fortune…la jeunesse éternelle !
Mon marc me regardait : Et ça s’est réalisé ?
-  Non. J’ai ajouté avec espoir : Pas encore !
Marc morose, ta mouture me rase ! J’ai soudain décidé d’aller le jeter dans la poubelle. Et j’ai choisi d’interroger, pour changer, du marc… de Bourgogne.

Etoiles, coraux, symphonie, plénitude…là, je fus tout à fait content de ses promesses.

Fantasio40 



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Une question d’importance :  le mardi est-ce café ?
« C’est le cas » dit marc
« Ca me dit », dis-je et Marc donc le fait et le sucre en rit avec la cuiller

Et marc leur dit qu’ils se marieront et qu’ils auront beaucoup d’enfants !

Zazie

Ecrire un texte insensé!

L'insensé a t-il du sens?
Le sens est-il censé
Le censé donne t-il du sens
Le sens va-t'il à l'essentiel
L'essentiel est-il nécessaire
Le nécessaire est-il utile
L'utile est t-il utile
Le sens a t-il du sens
L'insensé a t-il du sens
Le sens est t-il censé
Le sens est-il insensé?

Ziza


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Phrases inconstitutionnellement définies, se caractérisant par une logique verbale ultra paradoxale et totalement déficitaire de par la tournure allégorique qui les caractérise. Un flot incongrûment serpentiforme s'écoulant en vagues informes dans un bruit cataclysmique pendant qu'une martienne en robe du soir bleu électrique me sert un cocktail exotique d'où s’échappe une vapeur rosâtre.

Gérard

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Le silence et les bruits prirent l’ascenseur sous les yeux d’un contractuel à képi qui cultivait des trompettes pour nourrir ses bouvreuils dont le plus vieux s’appelait Bob. Souvent sur la plage, ce contractuel bravait le vent en promenant en laisse un piano en survêtement vert, fumeur de salades dans le civil et adepte de l’autodéfense des éponges dans les salles de bain de Loire-Atlantique et de Gironde exclusivement, car, tout jeune, il avait perdu ses illusions en même temps que ses lunettes en taillant en V un lampadaire du troisième âge qui avait connu le président Lebrun et qui dit Lebrun dit pot cassé…

Fantasio40



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Pluie montagne glisse sur fesses vers le bas qui tire en bleu sur la mer dans un rouge de soleil couchant. L’œil cligne à en perdre haleine dans le souffle qui souffre de courir trop vite. Parce que le vite s’agite en tout sens vers le bas et celui que j’attrape comme un arrache cœur et attrape rêves ou attrape nigauds de Nigoland (autre patrie du legoland) qui se trouve dans les jouet de la forêt de saint Ikéa au rayon enfants.
Enfants qui chantent nananananère-euh  et cela fait des nouveaux cœurs.

Bon !

Zazie


dimanche 23 avril 2017

Tu me fais marcher




Envie d’aller au bout de cette année de contrat Aidé
Même si je meurs d’envie d’être en congé MALADIE
Pour être saoul de sommeil, ponctué de réveils
Et Roupiller toute la journée

Envie d’avancer vers ma destinée
Des pas d’Humanité
D’une part, celle que je quitte et que j’ai tant aimé

Mais aussi celle vers laquelle je marche
Et que j’aimerais rencontrer

Envie de Nature, j’aime sa Culture
De tout aimer
Découvrir des contrées, paysages

Approfondir ma destinée

Aimer toujours plus l’Humanité

Bien entendu, de prime abord, d’abord ROUPILLER

Et ensuite, me diriger vers toi !

Humanité

Marieke

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Tu me fais marcher… tu me fais courir, courir à nos rendez-vous, au moulin, à la rivière où tu n’es jamais. Tu me fais marcher…tu me dis de grandes phrases et moi j’y crois… Tu me fais marcher, alors je marche, je mets un pied devant l’autre et j’aime ça, ça me donne l’impression de ne pas rester en place, d’évoluer, d’aller vers quelqu’un…toi. Ca fait déjà longtemps que tu me fais marcher et parfois, je me demande s’il n’y en a pas d’autres, plein d’autres que tu fais marcher. On t’aime. On pourrait faire un club si on se connaissait, un club de marcheurs, de randonneurs. Allez, va…fais-nous marcher encore longtemps !
Fantasio40


Bon, c'est parti!


Festival des plantes à Saint-Jean de Beauregard

Plants, graines
Fleurs, fruits
Des permanents

De la beauté
De l’Amour à semer

Récolter, Admirer
Toujours plus

Mère Nature, j’aime tes enfants

Marieke




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Tout le monde frémissait déjà. C’était parti. Pour où ? On le savait tous et la fin de cette attente était comme une délivrance. C’était parti.
- Bon, c’est parti ! La même voix a retenti pour un ou deux, dans le fond, qui ne s’étaient rendu compte de rien. Nous étions quand même une cinquantaine. Deux tentatives, non trois, ne nous avaient pas découragés : c’était le jour J, l’heure H.


En fait, le « Bon, c’est parti ! » aurait pu être remplacé par un « C’est reparti ! » Mouvements, piétinements…quand quelqu’un s’exclama soudain : - Stop, on a oublié l’essentiel !

Fantasio40


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Bon, c’est parti
Mon kiki !!

Mais nous n’irons pas bien loin avec ces cinq petites minutes

Je te propose de nous asseoir sur un banc pour ne rien y faire et juste laisser passer ces quelques instants que la tribu nous donne.
Tu as vu mon kiki, c’est déjà fini. Viens, il faut y aller, la tribu nous appelle.

Refais ton lacet veux-tu ? Je ne voudrais pas que tu tombes.

Zazie

Décrire le paradis et dire pourquoi on en revient



Enfant, j’aimais les greniers, surtout le nôtre car il était toujours fermé à clé. Sur le palier du dernier étage, il y avait des cartons de journaux, un peu poussiéreux, une trottinette cassée et une plante verte qui s’étiolait sous les rayons du soleil qui traversaient le Velux.
Souvent, j’y montais : je m’asseyais sur une marche après avoir, en vain, secoué la pognée rouillée ; je restais là dans le silence à peine troublé par les bruits de la maison. Dans un premier temps, je le peuplais de jouets, ce grenier, de jouets merveilleux, mécaniques et électriques, rouges, verts, de ces jouets que je n’aurais jamais. Plus tard, à l’heure des lectures, j’imaginais qu’il y avait des livres, plein de livres, de beaux livres reliés, passionnants, qu’on ne quitte plus dès qu’on les a ouverts.
Et puis, un jour, j’avais quinze ans environ, je m’avisais que la clé du garage pouvait ouvrir la porte du grenier. Le cœur palpitant, je tournai deux tours : Rien. Il n’y avait rien que de très ordinaire, valises usagées, porte-manteaux, vieux coffres vides.

Je redescendis lentement l’escalier…ce paradis n’était qu’une escroquerie. Ce qui ne m’empêcha pas, depuis, d’en imaginer d’autres…

Fantasio40

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Le paradis est l’échappatoire du soi où l’égo se dissout totalement dans une chimique de soude. Le paradis est là où le jeu des apparences se joue sur une roulette multicolore qui tourne dans l’attente d’un sursaut d’une bille de joie ou bien encore sur une carte sans figure d’un bon roi qui pique ou d’une reine de son cœur.
Je m’accroche à moi avec mes griffes, mes becs et mon ongle. Je suis comme un aigle. Je défends ma proie, mon emprise, mon moi.
Et je reviens. Trop vite ?

Zazie

dimanche 9 avril 2017

Exercice littéraire : chaque phrase commence par un mot dont la première lettre est un T



Thérèse ne jouait d'aucun instrument de musique.
Tristement, elle regardait le piano  qui trônait dans le séjour.
Toutefois, la jeune femme se dit que tout était possible mais
Terriblement difficiles étaient les choses cependant.
Toutefois rien n'était impossible, il suffisait de commencer,
Très doucement une certitude s'infiltra dans son esprit.
Telle ne sait pas la vie qu'elle s'imaginait si elle était sans musique.
Tendrement elle caressait le piano du bout des doigts
Troubles furent les sensations qu'elle éprouva à ce moment.
Thallassa fut le mot qui lui vint immédiatement à l'esprit dans l'immensité
Tarbosaure, songea-t-elle, était l'animal qu'elle n'aurait pas voulu rencontrer
Traumatisme était un peu ce qui caractérisait son état d'esprit
Thé fut la boisson qu'elle préparait à ce moment
Tarte aux pommes, cette idée lui faisait envie, car elle avait un peu faim
Trublion fut celui qui entra subrepticement à ce moment
Tour fut le lieu au sommet duquel elle aurait souhaité se réfugier
Tumulte, c'était le bruit qui s'opposait au silence
Téléphone celui qui eut le mauvais goût de la ramener à la réalité
Tourbillon était le mot qui finit par lui venir à l'esprit,

Gérard

Au regard du printemps inventer son futur





Je regarde la rue, d'où je me trouve, au premier étage, dans une salle tranquille, devant un café qui refroidit lentement. Les arbres ont recommencé à verdir, le temps étant chaud et ensoleillé, ils peuvent donc prospérer. Aux terrasses de nombreux consommateurs sont attablés profitant de ce moment de plénitude, Mon esprit vagabonde, et, heureusement, finit par arrêter sa marche devant un mot, celui d'avenir. Il y a un temps de conjugaison pour définir cela, c'est le futur. J'ai la pénible impression qu'il n'y a parfois plus grand chose à inventer, pourtant j'aime à croire que d'autres perspective s'ouvrent encore à moi. J'aimerais créer une sorte de monde imaginaire, un kaléidoscope de sensations aussi bien visuelles que sonores, d'où serait exclus les trouble-fêtes et les gêneurs, Sans doute ce que l'on pourrait appeler un futur harmonieux serait-il constitué de beauté mélodieuse, d'harmonie et d'équilibre et pourtant, je ne me vois pas en train de le décrire, mais sans doute quelqu'un se chargera-t-il de m'en inventer un qui , de toute façon, finira bien par me déplaire. Dans ce genre d'introspection, je réalise que je suis allé trop loin et que ma réflexion finit par me provoquer un sentiment désagréable. Foutu printemps.

Gérard